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Presse

Votre défi ? Cuisiner un menu de réveillon de A à Z

Les élèves d’un soir ont appris à réaliser un menu de réveillon, à Cleunay, dans les locaux de l’Atelier gourmand. | OUEST-FRANCE

L’Atelier gourmand, dans le quartier de Cleunay, propose de s’initier à la cuisine avec un chef. Ces derniers jours, une vingtaine d’élèves ont appris comment préparer un menu de réveillon original et facile à réaliser.

Installé depuis sept ans au 154, rue Eugène Pottier, l’Atelier culinaire transmet la passion de la cuisine au plus grand nombre, même à ceux qui n’enfilent jamais un tablier pour passer derrière les fourneaux. « Le principe, c’est de passer un bon moment culinaire en apprenant à réaliser des recettes simples, bonnes, que l’on peut reproduire chez soi » , résume Katalyn Sancier, la patronne des lieux.

Tout au long de l’année, cette ancienne comptable accueille des groupes, des familles, des couples qui viennent jongler avec casseroles et poêles. Cela peut être un anniversaire, un événement d’entreprise, un enterrement de vie de jeune fille ou tout simplement un cours de cuisine offert en guise de cadeau.

« J’ai décidé de me lancer »

Avec les fêtes de fin d’année, la leçon prend les saveurs de Noël et du Nouvel an. La semaine dernière, la marque Moulinex a invité des clients venus tester ses robots culinaires en mode réveillon. Une vingtaine d’élèves ont appris à réaliser un menu festif en compagnie du chef Fred, Frédéric Mainart de son vrai nom. Un Niçois blagueur qui sait transmettre avec talent ses tours de main et son savoir-faire.

Autour de la table, beaucoup d’apprenties-cuisinières, mais aussi deux hommes, Adrien et Christophe, un brin dissipés, avec des bois de rennes sur la tête en guise de déguisement. « Chez moi, j’ai tendance à ouvrir des plats prêts à chauffer, c’est simple d’utilisation,confie Adrien, mais on m’a dit que ce n’était pas si difficile de cuisiner. Alors, j’ai décidé de me lancer. »

 

Un menu en deux heures chrono

Pas si difficile, vraiment ? « Ce soir, c’est un repas de fête. Ce ne sera pas forcément facile, il y a du boulot » , prévient le chef Fred, en mettant gentiment la pression. Le cours de cuisine va durer deux heures chrono. Ensuite, les élèves dégusteront ensemble leurs plats. Dehors, la nuit est tombée, une douce chaleur règne à l’intérieur.

Au menu : velouté de champignons à l’huile de truffes et copeaux de foie gras ; saint-jacques dorées avec sauce aux pommes fruits, cidre et calvados ; bûche ganache au chocolat, poires et chantilly au cacao. Tout est réalisé à partir de produits frais. « Il faut bien lire la recette. Après, on commence à travailler » , claironne le chef Fred, devant l’impatience de ses élèves.

 

« Faire soi-même, c’est mieux »

Katalyn Sancier, la patronne de l’Atelier gourmand, observe le ballet des cuisiniers, qui s’activent dans les tous les sens. Elle aussi a franchi le pas, il y a cinq ans, en passant un diplôme de pâtisserie pour finalement changer de vie. « Plus on fait soi-même, moins ça coûte, mieux on mange » , dit-elle, persuadé que le retour en cuisine est synonyme de retour aux sources.

Alors que l’horloge tourne, les recettes prennent forme. La magie de la cuisine opère. Fred, tel un chef d’orchestre, virevolte d’un groupe à l’autre, ajoutant une pincée ici, prodiguant un conseil là. C’est déjà l’heure de passer à table. La vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher : tous les sens se réveillent. Le menu du réveillon n’a jamais aussi bien porté son nom.